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 La bonté et bienfaisance envers les animaux

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MessageSujet: La bonté et bienfaisance envers les animaux   Mer 19 Déc - 22:02












Q : Un frère demande
l'avis de cheikh D’Abdul-
c
Azîz ibn c
Abdullah Ben Baz sur la maltraitance des animaux









D’Abdul- c
Azîz ibn c Abdullah Ben Baz au frère X, que la paix, la miséricorde
d’Allah et Sa bénédiction soient sur vous.





J’ai lu votre lettre
datée du 24/10/1982, concernant le déplacement d’ani­maux de votre pays,
l’Australie, vers le Moyen-Orient, qui se déroulent dans de mauvaises
conditions, comme l’état des bateaux sur lesquels ils voyagent. Nous prions
Allah qu’Il vous guide ainsi que nos frères musulmans vers Son droit chemin ; et
nous vous remercions de votre intérêt pour ce sujet important. Ainsi, nous nous
intéressons à votre réponse à la lumière des textes coraniques et prophétiques,
incitant à la bienfaisance envers tous les animaux sans distinction, et les
hadiths menaçant ceux qui maltraitent aux animaux.


Concernant les textes incitant à la
bienfaisance, Allah dit :





« Et faites le bien, car
Allah aime les bienfaisants. »
[1]


et la parole du
Très-Haut :





« Certes, Allah commande
l’équité, la bienfaisance »
[2]


Dans le Sahîh Muslim et dans les Sunan, le
Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit dans un hadith :



« Certes, Allah a prescrit
la bienfaisance dans toutes choses. Si vous tuez, tuez bien et si vous égorgez,
égorgez bien. Que chacun de vous aiguise bien son couteau et traite bien la bête
sacrifiée. »
[3]


Le hadith de celui qui porta secours au chien
haletant met aussi en évidence qu’Allah accorde une récompense, pardonne les
péchés et remercie celui qui sauve un animal. Selon Abû Hurayra, qu’Allah
l’agrée, le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :



« Alors qu’un homme
marchait sur une route, voilà qu’il ressentit une grande soif. Il trouva alors
un puits, y descendit et but l’eau du puits. En remontant, il vit un chien
haletant et léchant la terre humide, tellement il avait soif. L’homme se dit :
« Ce chien souffre de la soif autant que j’en souffrais moi-même. » Il
redescendit dans le puits, remplit sa chaussure, la tint avec ses dents et
remonta. Il en abreuva le chien et Allah loua son acte et lui pardonna ses
péchés. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah ! Avons-nous une récompense pour nos
bonnes actions envers les animaux ? » Il dit : « [Pour celui qui fait du bien] à
toute créature vivante, il y a une récompense. »
[4]








Selon Abû Hurayra aussi, le Prophète, prière
et salut d’Allah sur lui, a dit :








« Une des prostituées des
Fils d’Israël vit un chien qui tournait autour d’un puits mourant de soif. Elle
ôta sa chaussure, la remplit d’eau du puits et l’en abreuva. Cela lui valut
l’absolution de ses péchés. »
[5]





De même que l’islam a
incité à la bienfaisance et l’a rendu obligatoire envers ceux qui la méritent,
il a interdit le contraire qui est l’oppression et l’agression. Allah le
Très-Haut dit :





« Et n’agressez pas. Allah
(en vérité) n’aime pas les agresseurs. »
[6]


Allah le
Très-Haut :





« Et quiconque des vôtres
est injuste, Nous lui ferons goûter un grand châtiment. »
[7]


Dans Sahîh Muslim, Ibn c Umar,
qu’Allah les agrée, passa à côté de jeunes gens qui avaient attaché une poule
pour s’en servir comme cible. A la vue d’Ibn c Umar, ils se
dispersèrent. Ibn c Umar dit : « Qui a fait cela ? Le Prophète,
prière et salut d’Allah sur lui, a maudit celui qui fait cela. » [8] Toujours dans Sahîh Muslim, selon Anas,
qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a interdit
d’enfermer les animaux jusqu’à ce qu’ils meurent. [9] Dans une autre version du hadith, le
Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :


« Ne prenez pas un être
vivant comme cible. »


Selon Ibn c Abbâs, qu’Allah les
agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a interdit de tuer quatre
animaux : l’abeille, la fourmi, la huppe et la pie grièche. [10] Dans le Sahîh de Muslim, le Prophète,
prière et salut d’Allah sur lui, a dit :


« Une femme est entrée en
Enfer pour avoir enfermé une chatte jusqu’à la mort sans lui avoir donné ni à
manger ni à boire, et sans la laisser se nourrir des petites bêtes qui se
trouvent sur terre. »
[11]


Dans les Sunan Abî Dâwûd, selon Abû Wâqid,
qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : « Tout
ce qui est coupé d’un animal vivant est considéré comme [viande] morte (c.-à-d.
impropre à la consommation). » [12] At-Tirmidhî l’a rapporté dans le chapitre
« Tout ce qui est prélevé d’un animal vivant est considéré comme mort. »



Abû Mass’ûd, qu’Allah l’agrée, a dit : « Alors
que nous étions en voyage avec le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur
lui, il s’en alla faire ses besoins. Nous vîmes alors un oiseau avec ses deux
petits. Nous prîmes les deux oisillons et leur mère se mit à voler au-dessus de
nos têtes. A ce moment arriva le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qui
dit :


« Qui a fait de la peine à
cet oiseau en lui prenant ses petits ? Allez, rendez-lui ses enfants ! »





Il vit aussi une colonie
de fourmis que nous avions brûlée. Il dit :





« Qui a brûlé cette
colonie ? »





Nous dîmes : « Nous. » Il
dit :





« Il n’appartient qu’au
Maître du Feu (Allah) de châtier par le feu. »
[13]


Selon Ibn c Umar, qu’Allah les
agrée, le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :






« Quiconque tue un oiseau ou un autre animal plus petit
sans lui avoir donné son droit sera interrogé par Allah Glorifié à son
sujet. »







Ils dirent : « Et quel
est son droit ? » Il dit :


« L’égorger pour le manger
et non le tuer pour le jeter. »
[14]


Selon Ibn c Abbâs, qu’Allah les
agrée, le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, vit une fois un âne
marqué au fer sur le visage et dit :





« Allah a maudit celui qui
l’a marqué. »
[15]


Dans une autre version, le Messager d’Allah,
prière et salut d’Allah sur lui, a interdit de frapper et de marquer au
visage. [16] Ceci comprend aussi bien les hommes que
les animaux.


Tous ces textes prouvent l’interdiction de
maltraiter les animaux, y compris ceux qu’il est légitime de tuer. Le sens de
ces hadiths et leur contenu met en évidence l’attention que porte l’islam aux
animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages. Par conséquent, il faut que
cette attention soit au centre des préoccupations, d’autant plus pour les
animaux concernés par la question, d’une part, puisqu’on les mange ou on les
garde, et qu’ils font l’objet de règles juridiques concernant les rites et les
sacrifices ; d’autre part, ils sont exposés à beaucoup de peines lors de leur
transport par quantités importantes et sur de longues distances. En effet,
durant ces trajets peuvent survenir beaucoup de problèmes comme l’entassement,
la soif, la propagation des maladies et d’autres plus graves, qui doivent
normalement inciter les responsables à aménager rapidement de
meilleures conditions : la nourriture, l’eau, la climatisation, les contrôles
médicaux, la séparation des forts et d es faibles, du malade et du sain, et ceci
dans toutes les étapes, jusqu’à la commercialisation. Les entreprises
commerciales et les sociétés d’import-export en ont actuellement le pouvoir.
C’est même une obligation pour leurs propriétaires et ceux qui s’en
occupent.


Un autre point désolant auquel il faut prendre
garde est la façon d’égorger les animaux comestibles dans beaucoup de pays
étrangers, et les étapes de torture qui précèdent l’égorgement, comme les
électrodes dans le cerveau afin de l’anesthésier, le fait de les suspendre
jusqu’à ce qu’ils passent devant celui qui les égorge, le fait de plumer les
oiseaux vivants, de les tremper dans de l’eau bouillante ou de les exposer
vivants à la vapeur pour les plumer, en prétendant que cela est plus clément
pour eux. Il va sans dire que ceci est une torture pour les animaux et c’est
contraire aux textes invitant à la bienfaisance envers eux. Tout acte contraire
à la religion islamique est considéré comme une torture et un manque aux droits
des animaux. Celui qui fait cela sera jugé conformément au hadiths pré-cités et
au hadith suivant :








« Certes, Allah jugera entre la brebis sans corne et la
brebis cornue. »
[17]







Que peut-on dire alors,
de celui qui approuve la transgression des droits et ses conséquences néfastes,
et la pratique ?


En se basant sur les textes juridiques et
leurs implications, les savants de la jurisprudence islamique ont montré tout ce
qui est obligatoire, recommandé, interdit ou détestable en ce qui concerne les
animaux en général, et ont expliqué en détail l’égorgement des animaux propres à
la consommation.


Voici quelques règles de bienfaisance
recommandées pour l’égorgement :





1- Faire boire la bête avant de l’égorger, selon
le hadith précédent :


« Certes, Allah a prescrit de pratiquer le bien en toute
chose. »
[18]





2- Que la lame soit bien aiguisée, que celui qui
égorge passe la lame (sur l’endroit approprié) avec force et rapidité, au niveau
de la poitrine pour les dromadaires, et de la gorge pour les autres
animaux.





3- Le dromadaire doit être égorgé debout, la
patte arrière gauche attachée si possible et dirigé en direction de la Qibla (la
Mecque).





4- Les autres animaux doivent être couchés sur le
côté gauche en direction de la Qibla, le pied de celui qui égorge sur la nuque
de la bête, sans l’attacher et sans lui casser ni lui ôter quoi que ce soit
avant qu’elle ne soit morte. Il est détestable de lui trancher la tête avant
qu’elle soit morte, de même que de l’égorger devant une autre bête.



Ceci est recommandé au moment de l’égorgement,
par miséricorde et bienfaisance envers l’animal. Le contraire est détestable,
comme par exemple le tirer par les pattes pour le déplacer. Il est rapporté par
c Abdur-Razzâq, qu’Ibn c Umar, qu’Allah les agrée, lui et
son père, a vu un homme en train de tirer une brebis par la patte afin de
l’égorger. Il lui dit : « Malheur à toi : tu l’emmènes à la mort, fais-le donc
convenablement. » [19]


De même, il est détestable d’aiguiser le
couteau devant l’animal quand on veut l’égorger, selon le hadith dans le Musnad
de l’imam Ahmad, d’après Ibn c Umar, qu’Allah les agrée : « Le
Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, a ordonné d’aiguiser les
couteaux hors de la vue des bêtes » [20], et selon le hadith dans le Mu
c
jam at-Tabarânî, Al-Kabîr et Al-Awsat, avec des rapporteurs remplissant
les conditions du Sahîh, selon c Abdullah Ibn c Abbâs,
qu’Allah les agrée : « Le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur
lui, passa à côté d’un homme qui avait son pied sur la nuque d’une bête, en
train d’aiguiser son couteau au vu de la bête. Il lui dit alors :



« Tu aurais dû le faire
avant ! Veux-tu la tuer deux fois ? »
[21]


Pour les animaux que l’on ne peut égorger
comme les bêtes sauvages ou les dromadaires indociles, il est permis de leur
tirer une flèche, après avoir prononcé le nom d’Allah (« Bismillah »), afin de
faire couler le sang, sans l’atteindre dans une partie osseuse ou un ongle. Même
si la flèche tue l’animal, il est permis de le manger, puisque c’est la seule
manière de le tuer dans ce cas.


Ceci est un simple résumé des textes, en
réponse à votre question, parmi tant de hadiths authentiques concernant le
transport des animaux en général. En effet, l’islam est la religion de la
miséricorde, la loi de la bienfaisance, un mode de vie complet et une voie
menant à Allah et Son Paradis. Il incombe donc de prêcher les gens vers l’islam,
de juger selon sa loi, de faire l’effort de le propager parmi ceux qui n’en
n’ont pas connaissance et de rappeler à l’ensemble des musulmans les règles et
les objectifs qu’ils ignorent, et faire tout ceci sincèrement pour Allah. Les
objectifs de la Législation islamique sont le summum de la justice et de la
sagesse. Donc, tous les animaux ne nous sont pas interdits, contrairement aux
bouddhistes et tous ne sont pas licites, contrairement aux mangeurs de porc et
d’animaux sauvages. Cette Loi préserve les droits de la personne, ses biens et
son honneur.


Nous remercions Allah pour Ses grâces, dont la
meilleure d’entre elles est l’islam. Nous l’implorons pour qu’Il fasse triompher
Sa religion, pour que Sa parole soit élevée et qu’Il n’éloigne pas les mécréants
de l’islam à cause de nous et notre négligence.


Paix et salut d’Allah sur notre Prophète,
celui qui a transmis le message clair, sur sa famille et ceux qui ont suivi sa
voie jusqu’au Jour Dernier. Que la paix, la miséricorde d’Allah et Sa
bénédiction soient sur vous.



Source
http://www.fatawaislam.com/index.php/fr/les-animaux/les-droits-des-animaux/1342-la-bienfaisance-envers-les-animaux





  • Fatwa du cheikh
    Ben Baz

  • Magazine
    ad-Da c wa, n°910.











[1] La Vache, v. 195.



[2] Les Abeilles, v. 90.



[3] Muslim dans le chapitre de la
chasse (1955).



[4] Al-Bukhârî dans le chapitre du
comportement (6009), Muslim dans le chapitre de la paix (155-2244).



[5] Muslim dans son Sahîh dans le
chapitre de la paix (155-2244).



[6] La Table Servie, v. 87



[7] Le Discernement, v. 19.



[8] Al-Bukhârî dans chapitre des
sacrifices (5515), Muslim dans le chapitre de la chasse (1958).



[9] Al-Bukhârî dans chapitre des
sacrifices (5513), Muslim dans le chapitre de la chasse (1956).



[10] Abû Dâwûd dans le chapitre du
comportement (5267), Ibn Mâjah dans le chapitre de la chasse (3223) avec une
chaîne de rapporteurs authentique.



[11] Al-Bukhârî dans le chapitre
des histoires des prophètes (3487), Muslim dans le chapitre de la paix (2242).



[12] Abû Dâwûd dans le chapitre de
la chasse (2858), At-Tirmidhî dans le chapitre des nourritures (1480), Ibn Mâjah
dans le chapitre de la chasse (3216).



[13] Abû Dâwûd dans le chapitre du
Jihâd (2675), dans le chapitre du comportement (5268), Ahmad (1/404).



[14] An-Nassâ’î dans le chapitre
de la chasse (7/207), Al-Hâkim (4/233) et il l’a authentifié.



[15] Muslim dans le chapitre du
vêtement (2117).



[16] Muslim dans le chapitre du
vêtement (2116).



[17] Muslim dans le chapitre du
bon comportement (2582), Ahmad (1/72).



[18] Muslim dans le chapitre de la
chasse (1955).



[19] ‘Abdur-Razzâq dans son
Mussannaf (8605).



[20] Ahmad (2/108).



[21] At-Tabarânî dans Al-Kabîr
(11956), dans Al-Awsat (3509). Al-Haythamî a dit dans Al-Majmac (4/33) : « Les
rapporteurs remplissent les conditions du Sahîh. »




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